La flexibilité en cinq points pour développer son adaptabilité face au changement

Pourquoi la flexibilité est une compétence nécessaire 

Nous voilà confinés à nouveau après six mois de crise sanitaire. Le couvre-feu, puis le confinement mettent un arrêt brutal à certains de nos projets et à une reprise d’activité timide. Comment faire pour ne pas perdre pied cette fois-ci et s’adapter au changement plus vite que la fois précédente? L’adaptabilité est clé pour face à la peur, au découragement, aux contraintes imposées. Comment développer notre flexibilité et notre résielience afind d’éviter l’anxiété, les troubles du sommeil voire des états dépressifs ?

Les « Top skills of 2025 » publié par le World Economic Forum, sont les compétences clés dont on va avoir besoin face aux mutations engendrées par la Covid, le changement climatique et l’IA. Parmi ces compétences « l’autogestion » est en bonne place et arrive avant les compétences technologiques ! De quoi s’agit-il ?  Il s’agit de compétences permettant de trouver en soi les ressources pour faire face à toute situation professionnelle ou personnelle, donc des compétences qui permettent essentiellement de faire face au changement. Ces compétences clef sont la capacité d’apprentissage, de résilience, de tolérance au stress et la flexibilité.

La flexibilité, c’est la faculté de s’ajuster rapidement, calmement et efficacement à une contrainte.

Ainsi la flexibilité serait une compétence ? C’est une bonne nouvelle, car les compétences se développent !  La flexibilité, c’est la faculté de s’ajuster rapidement, calmement et efficacement à une contrainte. Mais comment développer sa flexibilité ? C’est ce que nous allons voir dans la suite de cet article. Bien sûr la flexibilité n’est pas la réponse à tout changement. Je pense notamment aux personnes qui sont les plus sévèrement touchées par cet arrêt brutal de leur activité : les restaurateurs, les commerçants, les personnes travaillant dans l’évènementiel et la culture par exemple. À ceux-là je souhaite encore plus de courage et de patience pour surmonter cette période noire. J’espère tout de même que les quelques « trucs » que je vais partager avec vous leur donneront aussi un peu d’espoir.

1 « Tant que la santé va, tout va » – revisitez vos valeurs et trouvez vos valeurs fondamentales !

Lorsque nous nous retrouvons contraints et contrariés, empêchés dans nos actions, il nous arrive de nous mettre en colère. Or la colère est une réponse de notre psychisme lorsque nous estimons qu’une de nos valeurs a été « bafouée ». Par exemple si ma valeur fondamentale est la liberté de déplacement, en période de confinement je me sentirais vraiment très en colère, voire impuissante ! C’est donc le moment de vous interroger sur vos valeurs fondamentales. Vous y arriverez en vous posant la question « Qu’est ce qui est fondamental, vital pour moi, pourquoi suis-je tellement en colère ? »

Quelles sont mes valeurs ?

Ainsi vous allez pouvoir dépoussiérer vos croyances sur vous-même, et peut-être avez vous changé de valeur sans vous en rendre compte. Cela vous surprend qu’on puisse changer de valeurs ? Pourtant c’est vrai. Selon les circonstances vous n’aurez pas les mêmes valeurs fondamentales. Jeune, pleine de vitalité, la liberté de mouvement, la sociabilisation, auront plus de valeur que pour quelqu’un de plus âgé ou malade pour qui la santé arrivera en premier parmi ses valeurs. D’où cette phrase que les plus jeunes ne comprennent pas toujours « Tant que la santé va, tout va » !

Qu’est ce qui est fondamental, vital pour moi ?

En ayant des clés de votre fonctionnement, vous aurez plus de facilité à demeurer solide en temps de changement. Utiliser vos valeurs fondamentales comme points d’ancrage pourra vous aider à décider ce que vous acceptez et ce que vous pouvez faire ou pas. Revoir vos valeurs vous permet de décider à nouveau ce qui est important ou pas, et reprendre ainsi « la main » sur ce qui vous arrive.

C’est le début de la flexibilité. Vous pouvez maintenant chercher à satisfaire vos valeurs fondamentales en cherchant une nouvelle façon de faire !  Par exemple les libraires se sont mis à la méthode de vente « click & collect » pour ne pas se laisser faire par une concurrence déloyale des grandes surfaces. Ils ont peut-être renoncé à leur valeur « Conseil » et « Échange » avec leurs clients, au bénéfice de « Donner l’accès à la culture » tout en pérennisant leur activité ?

2 Changer de point de vue, ou faire du nouveau avec du vieux

Si nous n’aimons pas le changement c’est que la plupart du temps nous avons l’habitude de fonctionner en « pilote automatique ». Vous souvenez-vous des détails de votre trajet entre le bureau et votre habitation ? Ou entre votre lieu de vie et les commerces où vous vous rendez habituellement ? Moi quelque fois je suis même surprise en me disant « Tiens comment j’ai fait pour arriver ici ? ». Or il suffit qu’il y ait des travaux par exemple, un ralentissement pour qu’on regarde autour de nous d’une façon différente.

Les perturbations extérieures qui nous sortent de notre routine

Une perturbation même petite nous sort de notre routine. Vouloir y retourner, s’obstiner, aller contre l’événement, s’opposer ne résoudra pas le problème. S’énerver dans un embouteillage par exemple ne sert à rien et nous fera pas avancer plus vite ! Et si vous leviez les yeux que vous regardiez autrement, ailleurs ? Vous pourriez découvrir un nouveau trajet !

La flexibilité c’est accepter d’aller du point A au point B par un autre chemin que nous celui que nous avoins en tête.

Regarder la situation, tenir compte des contraintes, envisager des options, de nouvelles façons de faire peut nous emmener vers une solution. Dans les relations de travail essayez de regarder votre situation du point de vue de votre manager, de votre collaborateur, de votre client, de la femme de ménage, de l’agent de sécurité… Combien de fois vous avez déjà entendu « Si j’étais toi… » ? Bien sûr que cela peut vous mettre en colère, parce que justement, vous n’avez pas envie de changer… Regardez-vous agir, demandez-vous « est-ce la seule façon de faire ? » Cette crise sanitaire nous pousse à sortir de notre routine, et devenir de plus en plus flexible.

Vous aurez plus de facilité à comprendre et gérer une situation si vous la regardez d’un autre point de vue que celui que vous adoptez habituellement.

3 Identifiez et développez vos connaissances – quel couteau Suisse êtes-vous ?

Lorsque vous êtes en pilote automatique vous n’activez plus votre cerveau, vous ne sollicitez plus votre faculté d’apprentissage. Dès qu’une nouveauté survient vous êtes pris au dépourvu car vous n’avez souvent qu’une façon de faire les choses. Combien de fois n’ai-je pas entendu dans les entreprises « ici c’est comme ça qu’on fait », sans autre justification que « parce qu’on ne sait pas faire autrement » ?

La question n’est pas « à quoi ai-je été formé ? » mais plutôt « placé dans telle situation, qu’est-ce que je sais faire ? ».

Si MacGyver s’en sort avec un marteau et un tournevis c’est parce qu’il applique la méthode évoquée au paragraphe précédent, il s’adapte à la situation et décide d’utiliser les objets différemment, il fait du neuf avec du vieux. Il n’est pas besoin d’être un bricoleur de génie avec une caisse à outils complète à sa disposition. Plus vous aurez de connaissances et de compétences, plus vous aurez de démarche différente à mettre en œuvre pour résoudre votre problème. La question n’est pas « à quoi ai-je été formé ? » mais plutôt « placé dans telle situation, qu’est-ce que je sais faire ? ». Si vous listez et classez toutes vos connaissances et compétences sans vous censurer, vous serez surpris du résultat.

Quels sont vous outils, vos compétences ?

Chaque expérience nouvelle accroît ces compétences et connaissances. Vous allez vivre cette nouvelle situation de confinement différemment car vous avez plus de compétences qu’il y a six mois. Vous n’en êtes pas convaincu ? Faites la liste de toutes les choses que vous avez apprises ou fait différemment. Faites la liste de toutes les nouvelles activités que vous avez dû mener à bien. Qu’avez-vous appris ? Vous serez étonné de voir l’étendue de vos compétences. C’est comme regarder, inventorier votre caisse à outils. Si vous ne savez pas que vous avez à votre disposition des outils pour avancer, vous risquez d’abandonner votre projet aux moindres difficultés. Et si vous ne faites pas les chose parce qu’il vous manque un outil, il est temps de l’acquérir ! La connaissance de l’étendue de vos compétences vous rendra flexible et vous aidera à trouver une réponse rapide aux situations nouvelles auxquelles vous êtes confronté.

4 Comme les enfants, jouez et planifiez !

Qui n’a observé des enfants jouer des heures durant à princesse et prince, gendarme et voleur et tout autre jeux totalement hermétiques pour tous ceux qui ne participent pas au jeu ? Vous observerez que la plupart du temps le jeu se déroule sans heurts, les phases se succèdent les unes aux autres. Mais les avez-vous observés avant le jeu ? La partie préparation ? La partie où ils élaborent le plan du jeu. Le déroulé, le scénario. Cette partie où toutes les phrases commencent par : « On disait que… » « Et on faisait que… » « Et alors on fera ça », « Et alors toi tu disais que…  La qualité du jeu et le plaisir qu’ils vont y trouver dépendra de la durée et de la préparation. C’est durant cette phase que l’imagination de l’enfant est le plus sollicitée.

Même si vous ne pouvez pas prédire l’avenir, vous pouvez toujours planifier pour l’imprévu.

Lorsqu’ils vont se trouver face à une difficulté, le fait d’avoir envisagé au préalable déjà beaucoup d’options va leur permettre de prendre rapidement une décision concentrée et continuer sans disputes. A l’inverse, si les options n’ont pas été suffisamment explorées, le jeu pourrait très bien se terminer par des larmes, des crises et des  « C’est pas ça qu’on avait dit !!!! »…

Imaginez que tout est possible

Il en est de même pour les adultes. Même si vous ne pouvez pas prédire l’avenir, vous pouvez toujours planifier pour l’imprévu. Comme dans un jeu, imaginer et anticiper les nouveaux développements va vous permettre de vous préparer. « Et si tout était possible… », « et si tout pouvait arriver… », sont les questions à se poser. Imaginer le bon comme le mauvais va vous permettre d’évaluer les risques et opportunités. Plus vous exercerez votre imagination, plus vous gagnerez en agilité, en rapidité et flexibilité. Cela vous permettra de mieux vous préparer et d’adopter plus rapidement une attitude appropriée à la situation réelle.

5 Travaillez votre optimisme

Il ne s’agit pas de voir la vie constamment en rose. Être optimiste ne signifie pas s’attendre uniquement à un résultat positif, mais cela invite plutôt à avoir confiance dans le fait que, même si les choses ne se passent pas comme on l’attend, on aura la capacité de gérer la situation.

Vous entraîner à regarder le bon côté et vous concentrer sur le côté positif vous aidera à devenir flexible, demeurer résiliant et concentré.

Travailler son optimisme c’est d’envisager le verre à moitié plein. Il arrive que nous nous forgions des croyances à partir des expériences malheureuses du passé. Pourtant il n’y a pas toujours un lien entre ce qui s’est passé et ce qui arrivera. Si vous avez tendance à voir la réalité sous un jour sombre lorsque les épreuves arriveront, les avoir imaginées comme insurmontables vous privera de votre capacité à réagir.

Voir le coté positif de la situation

Vous entraîner à regarder le bon côté et vous concentrer sur le côté positif vous aidera à devenir flexible, demeurer résiliant et concentré.

Un célèbre premier ministre Anglais ne disait-il pas, à la traduction près : « Le succès est le résultat d’une succession d’échecs gérés avec enthousiasme » ?

Être flexible c’est s’adapter en restant soi-même

Le mois dernier nous avons parlé de changement. Nous savons qu’il y a plusieurs types de changements. Il y les changements inévitables. Ce nouveau confinement est l’exemple même du changement imposé. Or nous savons qu’un changement imposé est traumatique si nous n’en reconnaissons pas l’utilité ou la nécessité. Ainsi changer de point de vue, s’adapter et accepter deviennent des comportements nécessaires pour mieux vivre ces moments traumatiques.  C’est pourquoi en ce moment il est primordial d’être flexible.

La flexibilité c’est accepter ce qui ne peut pas être changé, et c’est changer ce qui peut l’être.

Devenir flexible ce n’est pas renoncer à ses valeurs, à ses projets et changer ce que nous sommes. Devenir flexible c’est garder en tête nos objectifs et accepter que le chemin qui nous y mènera pourra être différent de celui que nous avions imaginé. C’est accepter ce qui ne peut pas être changé, c’est changer ce qui peut l’être. La sagesse c’est de savoir faire la différence entre ces deux choses. C’est précisément ce que le coaching vous aide à faire.

Le coaching un accompagnement du changement

Le travail du coach consiste à accompagner ses clients à regarder les choses avec une autre perspective, remarquer les détails qu’ils ne voient plus par habitude ou parce qu’ils ne sont pas placés au bon endroit. Engagés dans une routine, ils manquent de recul sur leurs activités. En tant que coach, je leur montre ce que moi je vois de ma place, avec mon expérience de vie et mon expérience professionnelle. Mon regard sur la situation peut leur permettre de changer de point de vue. Et avec ces nouvelles façons de voir, refaire des choix, plus conscients, plus éclairés. Faire du neuf avec du vieux, c’est faire différemment ce que nous avons l’habitude de faire. Cela permet de continuer le chemin malgré les contraintes et de ne pas abandonner la finalité de votre objectif. 

Grâce aux techniques et méthodes que j’ai partagées j’espère que vous allez pouvoir développer votre flexibilité et gagner en agilité. Je serai ravie de vous offrir une première séance de coaching en rapport avec vos besoins d’accompagnement du changement.

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